L'écho de Jean XXIII

30 janvier 2026

Rencontre avec Mme Simon et Mr Cheneau, participants Erasmus

Mme SIMON, professeure d’anglais, et M. CHENEAU, professeur de français, sont partis en fin d’année dernière en formation à l’étranger dans le cadre du projet Erasmus du lycée.   

Où êtes-vous partis et pendant combien de temps ? 

Mme SIMON A. : Je suis partie à Dublin en Irlande durant sept jours avec cinq jours de formation plus deux jours pour pouvoir profiter de la ville et de ses lieux touristiques et musées. Je souhaitais m’imprégner de l’histoire et de la culture de ce pays. 

M.CHENEAU D. :Pour ma part, je suis parti une semaine aussi mais en Grèce, à Athènes pour mêler travail et tourisme et aussi pour enrichir mes connaissances sur la culture mythologique du pays, par rapport à mes cours. 

 

Quelle formation avez-vous choisi ? 

Mme SIMON A. : J’ai choisi une formation pour les enseignants de langues vivantes. 

M.CHENEAU D.: Moi, c’était une formation pour les enfants à besoins  

 

Pourquoi avez-vous eu envie de partir avec Erasmus ? 

Mme SIMON A. :  Pour partir en formation dans un pays anglophone et ainsi pouvoir pratiquer l’anglais pendant une semaine en intensif. Pratiquer l’anglais en immersion dans le but de garder une certaine crédibilité auprès de mes élèves. 

M.CHENAUD D. :C’était une vraie opportunité, surtout le fait que l’on puisse choisir une formation parmi un large panel de choix. 

C’était quoi une journée type pour vous ? 

Mme Simon A. et M. Cheneau D. : La journée de formation se déroulait sur une demi-journée. La communication se faisait en anglais car les participants parlaient des langues différentes. Nous commencions à 9h avec une activité orale pour lancer la journée comme la présentation de notre établissement scolaire aux autres enseignants. Ensuite, nous avions des cours d’apports théoriques, de pédagogie et de didactique jusqu’à 14h30. Enfin, après 14h30, nous avions un temps libre pour faire des visites afin d’approfondir nos connaissances sur la culture et les sujets étudiés en cours. Parfois, nous sommes aussi sortis faire des sorties culturelles avec le groupe.  

Y avait-il des différences de culture culinaire et de savoir vivre ? 

M.CHENEAU D. :A Athènes, les plats étaient composés de beaucoup de légumes, j’ai voulu tout essayer et c’était vraiment excellent. 

Mme SIMON A. : Aller dans un pub est un incontournable de la culture irlandaise parce que c’est un endroit très chaleureux et on peut y goûter les classiques fish and chips. J’ai aussi remarqué que les Irlandais sont d’une gentillesse hors norme : ils te saluent dans la rue, te sourient, ce qui est frappant par rapport aux comportements qu’on peut voir dans nos villes. Et surtout, l’Irlande est un pays qui soutient beaucoup le sport, surtout le rugby : quand il y a un match, on voit énormément de supporters très investis, prêts très tôt le matin dans la rue en train de chanter et de faire la fête. 

 

Avez-vous apprécié votre séjour ? Avez-vous aimé partir seul(e) ? 

Mme SIMON A. : Partir seule ne m’a pas trop dérangée, au contraire je n’avais pas la pression et le stress de l’organisation, et j’ai pu me concentrer sur ma pratique de l’anglais. Et les Irlandais se sont vraiment montrés très accueillants. Le séjour a été vraiment enrichissant même si je n’ai pas appris autant de choses que j’avais espéré. J’ai trouvé qu’il y avait trop peu d’innovation dans les cours. 

M.CHENEAU D. :C’est un peu le même constat quant à la formation mais l’expérience m’a permis de m’exercer en anglais, de tisser des liens avec mes pairs de l’étranger. Je craignais un peu d’être confronté à la barrière de la langue pour trouver les stations de métro, de bus… L’alphabet est en effet différent là-bas et bien qu’il soit souvent retranscrit en alphabet latin, ce n’est pas toujours le cas. Mais en fin de compte, on se surprend à réussir à communiquer et on arrive à se débrouiller… 

  

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué durant ce voyage ? 

  M.CHENEAU : Une intervenante de la formation m’a parlé du fait que la ville d’Athènes était très mal adaptée pour les personnes à mobilité réduite avec par exemple des trottoirs trop hauts et trop étroits etc… Ceci m’a choqué, d’autant plus que j’étais parti faire une formation pour les élèves à besoins particuliers. Pour le détail, j’ai également été surpris du fait que la formation ne se fasse pas dans un établissement scolaire mais dans un immeuble. 

Mme SIMON A. : Personnellement, j’ai été étonnée du nombre d’enseignants sur le site de la formation, il devait y avoir au moins 80% d’Italiens, j’ai ensuite appris que c’était une directive nationale dans leur pays. 

 

Comment s’est passé la fin et le retour de la formation ? 

Mme Simon A. et M. CHENEAU D. : A la fin de la formation nous avons reçu notre diplôme de certification. De retour en France, nous avons présenté notre formation à l’ensemble de nos collègues.  

Nous tenons à remercier toute l’équipe Erasmus pour cette expérience et nous encourageons nos collègues à y participer. 

 

 

Propos recueilli par Lisa LE BERRE et Mathilde CREPEAU